À quelques jours de la sortie de GTA 6, prévue le 19 novembre, le patron de Take-Two revient sur le long chemin parcouru par le jeu de Rockstar Games. Dans une interview accordée au Wall Street Journal, rapportée par GamesRadar+, Strauss Zelnick assume les multiples reports du titre. Il les présente comme le prix à payer pour livrer le meilleur divertissement possible, et glisse au passage une allusion transparente à un précédent célèbre : le lancement raté de Cyberpunk 2077.
Zelnick assume des reports « coûteux »
Take-Two, maison mère de Rockstar Games, n’a jamais caché que le calendrier de GTA 6 avait glissé à plusieurs reprises. Son PDG ne cherche pas à minimiser l’impact de ces décisions. Il reconnaît qu’elles pèsent lourd, financièrement comme sur le plan de l’organisation.
« Ce sont des décisions très difficiles à prendre. » — Strauss Zelnick, PDG de Take-Two
Selon lui, ces arbitrages répondent à une ligne directrice claire : produire le meilleur divertissement possible. Une ambition qui justifie, à ses yeux, d’en accepter les contraintes.
« Parfois, il faut prendre ces décisions coûteuses et contraignantes au service de cette mission et de ces objectifs. » — Strauss Zelnick
Pas de report automatique
Zelnick tient toutefois à nuancer. Il affirme ne pas accepter systématiquement les demandes de report formulées par les studios. Il explique avoir déjà imposé la sortie d’un autre titre de Take-Two, sans préciser lequel. Le message est double : la direction n’accorde pas de délai supplémentaire par principe, mais elle sait le faire lorsque l’enjeu l’exige. Dans le cas de GTA 6, le jeu le plus attendu de l’éditeur, la balance a visiblement penché du côté de la patience.
L’ombre de Cyberpunk 2077
Pour illustrer ce qu’il cherche à éviter, le dirigeant a évoqué un jeu très médiatisé retiré de la vente après sa sortie. Il ne l’a pas nommé, mais la description semble désigner sans ambiguïté Cyberpunk 2077, le RPG de CD Projekt Red.
Le précédent reste dans toutes les mémoires. Environ une semaine après un lancement marqué par de nombreux bugs, CD Projekt Red avait temporairement retiré le jeu du PlayStation Store et proposé des remboursements aux joueurs. Un épisode rare pour une production de cette envergure, et un coup dur pour la réputation du studio.
L’histoire ne s’est pas arrêtée là. Grâce à une longue série de mises à jour, Cyberpunk 2077 a été progressivement redressé, jusqu’à connaître le succès. Mais le chemin a été long, et l’image d’une sortie précipitée colle encore au titre. C’est précisément ce scénario que Take-Two dit vouloir épargner à GTA 6.
Ce que cela change pour les joueurs
Pour les joueurs, au Maroc comme ailleurs, ces déclarations ont surtout valeur d’engagement. En invoquant le contre-exemple de Cyberpunk 2077, Zelnick place la barre haut : le public attend désormais un lancement solide, sans les problèmes techniques qui avaient terni d’autres sorties majeures.
L’attente a été longue. GTA 6 arrive treize ans après GTA 5, un intervalle exceptionnel dans l’industrie. Chaque report a prolongé cette patience, et Take-Two mise sur le fait que le résultat final fera oublier les délais.
- Date de sortie : 19 novembre
- Éditeur : Take-Two, via Rockstar Games
- Position de la direction : les reports sont assumés comme des choix de qualité
Ce qu’il faudra surveiller
Le vrai verdict tombera le jour de la sortie. Plusieurs points mériteront l’attention des joueurs dans les premiers jours :
- La stabilité technique au lancement : c’est le critère sur lequel Take-Two s’est lui-même exposé en citant implicitement Cyberpunk 2077.
- Le comportement des serveurs et de l’expérience en ligne face à l’afflux de joueurs.
- Les premiers correctifs : leur nombre et leur ampleur diront si le jeu est arrivé réellement abouti.
Avant cela, une étape pratique attend les joueurs : consulter les informations sur le préchargement. De quoi anticiper l’espace de stockage nécessaire avant le grand jour.
En défendant publiquement ses reports à deux semaines de l’échéance, Strauss Zelnick prend un pari. S’il tient sa promesse, GTA 6 pourra servir d’exemple d’une patience récompensée. Dans le cas contraire, la comparaison avec Cyberpunk 2077, qu’il a lui-même suggérée, risque de revenir rapidement dans les discussions.
Source : GamesRadar+



