À quoi sert l’anticrénelage ?
Un écran est composé de pixels carrés. Quand un jeu affiche une ligne oblique ou le contour d’un objet, ces pixels créent un effet d’escalier, appelé crénelage (ou aliasing). L’anticrénelage (anti-aliasing, souvent abrégé AA) atténue ces bords dentelés et réduit le scintillement des détails fins.
Un exemple parlant
Regardez des câbles électriques, une clôture ou des feuillages au loin : sans anticrénelage, leurs contours semblent hachés et scintillent quand la caméra bouge. Avec un bon anticrénelage, ils paraissent continus et stables.
Les principales méthodes
- MSAA : échantillonne plusieurs points par pixel sur les contours. Efficace mais gourmand, et peu utilisé dans les moteurs modernes.
- FXAA : filtre appliqué sur l’image finale. Très léger, mais peut rendre l’image floue.
- TAA : utilise les images précédentes pour lisser. Très répandu, efficace contre le scintillement, mais peut créer du flou ou des traînées en mouvement.
- DLAA, FSR, DLSS, XeSS : solutions récentes qui combinent anticrénelage temporel et parfois mise à l’échelle par l’intelligence artificielle ou des algorithmes.
Idées reçues fréquentes
Plus d’anticrénelage n’est pas toujours mieux : un réglage trop fort peut coûter beaucoup d’images par seconde pour un gain faible. Sur un écran à haute résolution (1440p ou 4K), le crénelage est moins visible, et un réglage léger suffit souvent. Enfin, si l’image vous paraît floue, l’anticrénelage temporel peut en être la cause : un filtre de netteté (sharpening) aide à compenser.