Le retour de Castlevania en 2D se précise. Castlevania: Belmont’s Curse, nouveau Metroidvania développé par Evil Empire et édité par Konami, sortira le 15 octobre 2026 sur PC, PS5, Xbox Series X et Nintendo Switch. Selon le test publié par GamesRadar+, réalisé sur PS5 avec un code fourni par l’éditeur, le jeu brille par sa direction artistique et son scénario, mais sa bande-son reste en retrait par rapport aux précédents épisodes de la saga.
Evil Empire aux commandes, Konami à l’édition
Le choix du studio n’a rien d’anodin. Evil Empire est connu pour son travail sur Dead Cells, l’un des représentants les plus appréciés du genre roguelite et Metroidvania de ces dernières années. Confier un épisode complet à cette équipe montre la volonté de l’éditeur japonais de relancer sa licence avec un savoir-faire reconnu dans l’action 2D nerveuse.
Pour les joueurs, cela signifie une attente forte sur la jouabilité et la sensation de combat, deux domaines où Evil Empire a déjà fait ses preuves.
Paris comme terrain de chasse
Belmont’s Curse délaisse les décors habituels pour installer son action à Paris. Le joueur y parcourt notamment Notre-Dame, les Catacombes et, bien sûr, le château de Dracula. Ce cadre parisien gothique est l’un des points qui ont le plus marqué le testeur de GamesRadar+, qui salue la direction artistique du jeu.
Rose Belmont et le fouet sacré
L’héroïne s’appelle Rose Belmont. Elle manie le fouet sacré, arme emblématique de la famille, qui ne sert pas seulement à frapper : il permet aussi de se balancer, d’attraper des ennemis et d’esquiver des pièges. Le fouet devient ainsi un véritable outil de déplacement, au cœur de l’exploration.
Un arsenal large et une progression par l’exploration
Le jeu propose 7 familles d’armes comptant chacune 4 armes, soit 28 armes au total. S’y ajoute un système d’Arcanes qui permet d’alterner entre capacités et sorts.
Point important pour la boucle de jeu : armes, magies et reliques ne tombent pas des ennemis vaincus. Elles s’obtiennent par l’exploration, notamment dans des coffres. Ce choix récompense la curiosité et le fait de fouiller chaque recoin de la carte plutôt que la répétition des combats.
Des boss liés au tarot
La progression repose sur des indices cryptiques qui mènent à des boss associés aux cartes de tarot, dont Talos. Cette approche demande d’être attentif et de recouper les informations, dans l’esprit des Metroidvania qui laissent le joueur trouver seul son chemin.
Sauvegardes, accessibilité et voyage rapide
La carte est jalonnée de points de sauvegarde appelés Miroirs de Vie. Les ennemis ne réapparaissent qu’après la mort du joueur, ce qui évite de devoir nettoyer les mêmes salles à chaque passage.
Belmont’s Curse intègre également des options d’accessibilité qui permettent :
- d’augmenter le nombre de potions de soin ;
- de réessayer directement un boss après une défaite ;
- d’accroître les dégâts infligés.
Ces réglages devraient ouvrir le jeu à un public moins habitué à la difficulté traditionnelle de la série.
Le test relève en revanche un point faible : le voyage rapide est jugé limité au regard de la taille de la carte. Les allers-retours, inhérents au genre, risquent donc de s’allonger.
Une histoire qui renoue avec Dracula’s Curse
Sur le plan narratif, le scénario prolonge celui de Castlevania 3: Dracula’s Curse. Il marque aussi le retour de Leon Belmont.
Les amateurs retrouveront plusieurs ennemis emblématiques : la Mort, Méduse et Carmilla sont de la partie. Alucard, lui, apparaît dans des tableaux. Le testeur de GamesRadar+ fait de l’histoire l’un des atouts majeurs du jeu.
Les points forts et les réserves du test
| Points positifs | Points négatifs |
|---|---|
| Direction artistique et cadre parisien | Bande-son en deçà des précédents épisodes |
| Histoire liée à Dracula’s Curse | Voyage rapide limité pour la taille de la carte |
| Fouet polyvalent et arsenal varié | |
| Options d’accessibilité |
La critique sur la musique mérite d’être soulignée : la bande-son fait partie de l’identité de Castlevania, et les fans de la série y seront forcément attentifs.
Ce qu’il faut surveiller
Le test de GamesRadar+ porte sur la version PS5. Les versions PC, Xbox Series X et surtout Nintendo Switch n’ont pas encore été détaillées : leurs performances seront à observer au lancement. Le prix du jeu n’a pas non plus été mentionné à ce stade.
Reste enfin à voir comment l’ensemble de la presse et des joueurs accueilleront ce retour, qui représente pour Konami un test important sur sa capacité à faire revivre une licence culte en confiant les clés à un studio extérieur. Réponse dès le 15 octobre.
Source : GamesRadar+




