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RTX Spark : les portables Nvidia N1X coûtent de 2 600 à 7 000 $

Les premiers portables RTX Spark équipés de la puce Arm Nvidia N1X sont en précommande, de 2 600 à 7 000 dollars, avant leur sortie le 16 octobre 2026. Surface Ultra et Asus ProArt P16 ouvrent le bal.

RTX Spark : les portables Nvidia N1X coûtent de 2 600 à 7 000 $

Image : Nvidia (via PC Gamer)

Les premiers ordinateurs portables de la plateforme RTX Spark de Nvidia ont enfin des prix, et ils ne sont pas donnés. Selon PC Gamer, ces machines équipées de la puce Arm Nvidia N1X s’affichent entre 2 600 et 7 000 dollars selon la configuration. Les précommandes sont déjà ouvertes, pour une sortie prévue le 16 octobre 2026. Microsoft et Asus font partie des grandes marques qui intègrent la plateforme dès son lancement.

Une puce Arm signée Nvidia, en deux versions

Au cœur de ces portables se trouve le N1X, un SoC Arm qui réunit processeur et partie graphique sur une même puce. Nvidia le décline en deux variantes :

  • N1X 20 cœurs, accompagné de 6 144 cœurs CUDA ;
  • N1X 18 cœurs, accompagné de 5 120 cœurs CUDA.

La mémoire est unifiée, c’est-à-dire partagée entre le processeur et le GPU. Il s’agit de LPDDR5x, proposée de 24 Go à 128 Go selon les modèles. Point important pour qui garde longtemps sa machine : cette mémoire est soudée et non évolutive. Le choix de la capacité se fait donc une fois pour toutes, au moment de l’achat. Côté stockage, les configurations annoncées vont de 512 Go à 2 To de SSD.

Les premiers prix : Surface Ultra et Asus ProArt P16

Deux machines servent de repères pour comprendre l’échelle tarifaire de RTX Spark. D’un côté, le Microsoft Surface Ultra ; de l’autre, l’Asus ProArt P16, orienté création.

Modèle Configuration Prix annoncé
Microsoft Surface Ultra N1X 18 cœurs, 24 Go, SSD 512 Go environ 2 600 $
Microsoft Surface Ultra 64 Go 4 300 $
Asus ProArt P16 64 Go 4 500 $
Asus ProArt P16 128 Go, SSD 2 To 7 000 $

Le constat est clair : la mémoire unifiée pèse lourd dans la facture. Sur le Surface Ultra, passer de 24 Go à 64 Go fait grimper le prix d’environ 1 700 dollars. Et le sommet de la gamme, l’Asus ProArt P16 avec 128 Go et 2 To, atteint 7 000 dollars, un tarif qui le destine clairement aux professionnels de la création et de l’IA plutôt qu’au joueur moyen.

Quelles performances en jeu ?

Un niveau proche d’une RTX 5070

C’est la question qui intéresse le plus nos lecteurs. PC Gamer anticipe des performances en jeu proches d’une RTX 5070, et ce aussi bien sur secteur que sur batterie. Ce second point mérite d’être souligné : sur de nombreux portables gaming à GPU dédié, les performances chutent nettement une fois débranchés. Une puce capable de maintenir son niveau sur batterie serait un vrai argument pour les joueurs nomades.

Des limites physiques à garder en tête

PC Gamer rappelle toutefois deux freins. D’abord, la mémoire unifiée LPDDR5x limite la bande passante par rapport à la mémoire vidéo dédiée d’une carte graphique classique. Ensuite, l’enveloppe énergétique du N1X est plus faible que celle d’un GPU dédié. Il s’agit donc d’une estimation à confirmer par des tests indépendants, jeu par jeu.

Windows évolue avec la plateforme

L’arrivée de RTX Spark s’accompagne de changements côté logiciel. Microsoft abandonne la mention « on Arm » pour sa version de Windows destinée à ces puces. Un signal symbolique : l’éditeur veut présenter Windows sur Arm comme un Windows à part entière, et non plus comme une variante à part.

Windows introduit également une option baptisée Hybrid Intelligence, qui permet d’exécuter localement des tâches d’IA auparavant traitées dans le cloud. Avec ses milliers de cœurs CUDA et jusqu’à 128 Go de mémoire unifiée, le N1X semble taillé pour ce type d’usage, ce qui explique en partie le positionnement haut de gamme des premières machines.

Ce que cela change pour les joueurs

Jusqu’ici, les PC Windows sous Arm étaient surtout associés à l’autonomie et à la bureautique, rarement au jeu exigeant. L’entrée de Nvidia, acteur incontournable du jeu sur PC, sur ce terrain pourrait changer la perception de cette architecture. Une puce annoncée au niveau d’une RTX 5070, y compris sur batterie, a de quoi attirer l’attention.

Pour autant, plusieurs éléments invitent à la prudence :

  • Le prix d’entrée : à environ 2 600 dollars pour la configuration la plus modeste, RTX Spark ne vise pas, pour l’instant, le grand public.
  • La mémoire non évolutive : 24 Go partagés entre processeur et GPU peuvent suffire aujourd’hui, mais l’impossibilité de mettre à niveau impose de bien anticiper ses besoins.
  • L’écosystème logiciel : l’architecture Arm reste moins répandue que le x86 sur PC, et la compatibilité des jeux et de leurs logiciels associés sera un point déterminant à vérifier dans les tests.

Ce qu’il faut surveiller

La sortie du 16 octobre 2026 marquera le début des premiers tests indépendants. Ce sont eux qui diront si l’estimation de PC Gamer se vérifie en conditions réelles, si les performances tiennent sur la durée sans throttling, et quelle autonomie ces machines offrent réellement en jeu. Il faudra aussi observer si d’autres constructeurs proposent rapidement des configurations plus accessibles, ce qui conditionnera la diffusion de RTX Spark au-delà du marché des créateurs et des passionnés fortunés.

Source : PC Gamer

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