Infinity Ward reprend la main sur Call of Duty avec Modern Warfare 4, qui succède à Black Ops 7, sorti l’année précédente. Selon le test publié par Pocket Tactics, le jeu s’articule autour de trois piliers : une campagne centrée sur le capitaine John Price, un multijoueur enrichi de quatre nouveaux modes et un mode DMZ entièrement remanié. Il marque aussi un retour symbolique : c’est le premier Call of Duty sur une plateforme Nintendo depuis plus de dix ans, grâce à la Nintendo Switch 2.
Une campagne de vengeance portée par le capitaine Price
Le scénario s’ouvre sur un constat d’échec : Vladimir Makarov a gagné, et Soap MacTavish est mort. Le capitaine Price, toujours interprété par Barry Sloane, se lance alors dans une quête de vengeance. Pour les habitués de la trilogie Modern Warfare relancée par Infinity Ward, la mort de Soap constitue un tournant lourd de sens, tant le personnage est lié à Price depuis les premiers épisodes de la série.
Un second arc narratif suit le soldat Park Hyun-Jun, membre de l’escouade Sierra-1, pendant une invasion de la Corée du Sud par la Corée du Nord. Ce contexte a déjà fait parler de lui : Activision a notamment retiré une scène liée à Itaewon.
« Stranded », une mission qui prépare au DMZ
La dixième mission, baptisée « Stranded », tranche avec le reste de la campagne. Il s’agit d’une séquence en monde ouvert d’environ 90 minutes, conçue comme une initiation au mode DMZ. Les joueurs qui découvrent les jeux d’extraction pourront ainsi se familiariser avec ses mécaniques avant de s’y lancer face à d’autres joueurs.
Multijoueur : quatre nouveaux modes et des classiques
Les modes historiques font leur retour : Match à mort par équipe, Domination, Recherche et destruction et Chacun pour soi. Infinity Ward y ajoute quatre nouveautés :
- Inflation ;
- Kill Block, qui reprend le format Gunfight en 10 contre 10, avec des cartes modulaires et des équipements qui changent toutes les quelques manches ;
- Frontline, dont la limite est fixée à 100 éliminations ;
- Hijack.
Retour à des sensations plus classiques
Changement notable par rapport au précédent épisode : l’Omnimovement de Black Ops 7 est abandonné. Les joueurs attachés aux déplacements dans toutes les directions devront donc revoir leurs habitudes, tandis que ceux qui préféraient un rythme plus traditionnel y trouveront leur compte. Côté arsenal, l’AK-47 est rebaptisé Kastov 47, chaque arme accepte cinq accessoires, et des variantes « Apex » se débloquent par le niveau ou via des défis.
Une progression qui laisse enfin le choix
Le système compte 55 niveaux et dix rangs de Prestige, chacun inspiré d’une époque de la série. La vraie nouveauté réside dans le choix offert aux joueurs, une première pour la franchise :
| Option | Fonctionnement |
|---|---|
| Prestige classique | Réinitialisation de la progression, avec +20 % d’XP, un jeton de déblocage permanent et des cosmétiques |
| Prestige normal | Montée en Prestige sans perte d’équipement |
Le Prestige Master prolonge ensuite l’aventure jusqu’au niveau 1 000. Ce choix répond à une frustration récurrente : beaucoup de joueurs renonçaient au Prestige pour ne pas perdre leurs armes et équipements favoris.
DMZ : l’extraction s’installe sur Hajin
Le mode DMZ revient sous la forme d’un jeu d’extraction se déroulant sur Hajin, une nouvelle grande carte. Il mêle missions scénarisées, « Dynamic Ops » et exploration libre. Plusieurs choix de conception en font une expérience à part :
- joueurs et personnages non joueurs ne sont pas distingués visuellement, ce qui entretient la méfiance à chaque rencontre ;
- des trêves entre joueurs sont possibles ;
- un opérateur mort doit être récupéré contre de l’argent, faute de quoi ses points de compétence sont perdus.
D’après Pocket Tactics, Infinity Ward travaille à rendre les affrontements entre joueurs plus fréquents dans DMZ, signe que l’équilibre entre exploration et JcJ reste en cours d’ajustement. À noter : la carte Hajin arrivera également sur Warzone le vendredi 6 novembre 2026. Pour le reste du programme, consultez notre article sur la saison 1 de Warzone avec Verdansk et Rebirth Island.
Switch 2 : le retour de Call of Duty chez Nintendo
Absente des consoles Nintendo depuis plus d’une décennie, la licence revient sur Switch 2 avec une version complète. Les performances annoncées sont les suivantes :
- Campagne, DMZ et Warzone : 30 images par seconde ;
- Multijoueur : 60 images par seconde ;
- upscaling assuré par le DLSS.
Concrètement, le multijoueur compétitif, où la fluidité compte le plus, bénéficie du double de la fréquence d’images des modes plus vastes. Pour les joueurs qui ne possèdent qu’une Switch 2, c’est l’occasion d’accéder à un Call of Duty récent avec tous ses modes, au prix d’une fluidité réduite en campagne et en extraction.
Ce qu’il faut surveiller
Plusieurs points méritent l’attention dans les semaines à venir. D’abord, l’intégration de Hajin dans Warzone à partir du 6 novembre, qui dira si la carte convient au battle royale autant qu’à l’extraction. Ensuite, les ajustements promis sur la fréquence des combats JcJ dans DMZ. Enfin, l’accueil réservé à l’abandon de l’Omnimovement et au nouveau choix de Prestige, deux décisions qui touchent directement la manière dont la communauté joue et progresse.
Source : Pocket Tactics




